Un ancien article de presse cite votre nom : ce que vous pouvez obtenir
Pour un ancien article de presse qui cite votre nom, demandez au média d’anonymiser l’article (vos initiales à la place de votre nom), à défaut de le désindexer, et demandez en parallèle son déréférencement aux moteurs de recherche. La suppression pure et simple est presque toujours refusée, mais ces deux demandes aboutissent plus souvent.
Mis à jour le . Information générale, pas un conseil juridique.
Pourquoi un média refuse de supprimer
La liberté d’information protège le travail des journalistes et les archives de presse : le RGPD prévoit une conciliation avec la liberté d’expression et d’information (article 85), et la loi Informatique et Libertés une exception pour les traitements à des fins journalistiques (article 80). Une demande de suppression pure et simple d’un article est donc presque toujours refusée.
Deux mesures moindres, qui préservent l’information elle-même, sont plus souvent accordées pour un article ancien : l’anonymisation (votre nom remplacé par des initiales) et la désindexation (l’article n’est plus indexé par les moteurs de recherche).
Quand la demande a des chances d’aboutir
- L’article date de plusieurs années et associe durablement votre nom à des faits.
- Vous n’êtes pas une personnalité publique, et l’information n’a plus d’intérêt actuel pour le public.
À l’inverse, la Cour de cassation (1re chambre civile, 3 juin 2026, n° 25-14.228), appliquant les critères de la Cour européenne des droits de l’homme (Grande Chambre, Hurbain c. Belgique, 4 juillet 2023), refuse l’anonymisation quand le nom est un élément essentiel d’une information d’intérêt général.
Si l’article a moins de trois mois, le droit de réponse est la démarche prévue pour les médias (à la télévision et à la radio, seulement si les propos portent atteinte à votre honneur ou à votre réputation) : son délai est de trois mois. Voir notre guide sur le droit de réponse.
Les étapes
- Relevez les référencesL’adresse de l’article, sa date, et votre rôle dans les faits rapportés.
- Écrivez au médiaAdressez-vous à la rédaction ou au délégué à la protection des données du média (ses coordonnées figurent dans les mentions légales). Demandez l’anonymisation, et à défaut la désindexation, sur le fondement des articles 17 et 21 du RGPD. Précisez que vous ne demandez ni la suppression de l’article, ni la modification de son contenu.
- Demandez en parallèle le déréférencementAuprès de Google, Bing et Qwant, sur votre nom : c’est souvent le levier le plus efficace, et il reste possible même si le média maintient l’article.
- Relancez au bout d’un moisLe média a un mois pour répondre, prolongeable de deux mois s’il vous le notifie.
Le ton compte : ne contestez pas le travail des journalistes et ne qualifiez pas l’article d’illicite. La demande porte sur l’association durable de votre nom à ces faits, pas sur le contenu de l’article.
Ce que change le déréférencement
Le déréférencement retire l’article des résultats obtenus en tapant votre nom. L’article reste en ligne sur le site du média et reste trouvable par d’autres mots. Il ne vaut en principe que pour les versions européennes des moteurs. C’est pourtant souvent le levier le plus efficace face à un article ancien.
Si le média refuse
Un refus motivé par la liberté d’information est en général définitif. Le déréférencement reste possible ; en cas de silence du média, vous pouvez adresser une réclamation à la CNIL.
Si vous étiez mineur au moment des faits
Un média ne doit pas permettre l’identification d’un mineur mis en cause : signalez-le à la rédaction. Pour les moteurs de recherche, le fait que l’information concerne un mineur au moment des faits est l’un des critères du déréférencement.
Ce que Desexpo fait à votre place
Desexpo écrit au média en votre nom et fait déréférencer l’article sur votre nom.
- Constat horodaté de l’article et des résultats de recherche.
- Demande d’anonymisation, à défaut de désindexation, envoyée à la rédaction en votre nom, sans contester le travail journalistique.
- Demandes de déréférencement déposées par nous auprès des moteurs de recherche.
- Relance à un mois, et réclamation à la CNIL indiquée en cas de silence.
Un média n’est pas obligé de retirer une information d’intérêt général : nous ne promettons ni le retrait ni l’anonymisation.